D’où vient la restriction cognitive et comment s’en débarrasser ?

La semaine dernière, je vous présentais la signification de l’expression : restriction cognitive. Aujourd’hui, je vais aborder un autre point. Celui ci va vous aider à comprendre pourquoi nous sommes en restriction cognitive.

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La restriction cognitive est souvent liée à notre société de consommation. Nous ne sommes pas heureux de ce que nous avons. Nous voulons toujours avoir ce que les autres ont. Nous voulons toujours avoir plus : plus beau, plus grand, plus cher…

Manger pour se soigner du malheur

Les céréales, le pain, le riz, les pâtes, le lait et les œufs sont des aliments diététiquement corrects. Ils sont parmi les moins chers du marché de l’alimentation. Pourtant, se ne sont pas ceux là que choisissent les personnes en difficultés économiques.

Les malheurs étant plus concentrés dans la catégorie socio-économique la plus basse, il existe plus d’obèses dans celle ci.

Manger, boire, fumer sont tous des comportements à considérer comme défensifs, nécessaires quand le malheur est grand ou quand on gère mal ses émotions.

Certaines personnes ressentent le besoin de manger pour combler un vide intérieur.

  • Qui n’a jamais pris un carré de chocolat pour se réconforter après un événement difficile ?
  • Qui n’a jamais craqué devant un paquet de chips ou de biscuits fourrés lorsqu’il est allé faire ses courses pendant un moment de faiblesse ?
  • Qui n’a jamais bu de lait chaud avant d’aller se coucher ?

Note personnelle : « Quand cela ne va pas bien, j’aime bien manger un carré de chocolat. Il m’arrive aussi de manger plus que de raison parce que je n’entends pas les signaux de rassasiement. Faute avouée… »

Consommer pour ne pas être exclu

La pauvreté est source de malheur et de stress. Privé du bonheur de consommer les objets dont on se prive, on peut, en mangeant en quantité, se démontrer à soi même que l’on n’est pas si pauvre, pas si malheureux.

Des classes défavorisées peuvent arriver à consommer à l’excès des produits de marque, remplir un caddie à raz bord pour montrer qu’elles ne sont pas exclues de la société de consommation.

Note personnelle : « Même si nous n’en sommes pas arrivés à ce stade, il nous est arrivé de craquer une fois sur un nombre inconsidéré de cochonneries. Il est d’autant plus difficile de résister lorsque tout est fait pour être tenté. »

Comment se sortir de la restriction cognitive ?

Le but est d’éviter les moments où vous ruminez devant la télévision ou devant l’ordinateur avec un paquet de bonbons ou de chips. Il faut vous trouver une activité qui vous plaise et dans laquelle vous pourrez pleinement vous épanouir.  L’activité nourrit l’esprit, la passivité le vide !

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Vous pouvez faire tout ce que vous souhaitez : tricot, danse, sport, art créatif, théâtre, cours de cuisine… L’essentiel est de ne pas se contraindre à faire ce que l’on ne désire pas faire. Être contraint de faire une activité non choisie entraînerait un dégoût de l’activité, puis un dégoût de soi-même. Vous reviendriez au point de départ devant la télévision.

Si vous décidez de faire un sport, laissez votre corps progresser à son rythme. Un petit exemple tout bête : admettons que vous avez envie d’aller courir. Si vous décidez d’aller courir 20 minutes alors que vous n’avez jamais fait de footing, vous souffrirez pendant et après la séance et refuserez clairement de recommencer.

Après avoir pratiqué un sport, avoir fait un activité qui vous plaît, le corps et l’esprit vont beaucoup mieux. On a l’impression que l’on peut réussir beaucoup de choses. On a comblé un vide, on ressent une sensation de bien être intérieur.

Si après une bonne séance de sport il vous arrivait de vouloir pleurer, ne faites rien pour vous arrêtez, lâchez les vannes, cela est nécessaire pour vous débarrasser de la restriction cognitive !

Note personnelle : « lorsque j’ai commencé à courir, je m’essoufflais très vite. Je devais marcher toutes les 5 minutes pour reprendre mon souffle et calmer mes points de côté. Au bout de 3 mois pourtant, j’arrivais à courir 10 minutes sans m’arrêter. Après cette phase, j’ai pris confiance en mes capacités physiques. J’ai augmenté petit à petit la durée de mon footing. De 15 minutes, j’ai atteints 20 minutes puis 30 jusqu’à mon record : 1 heure sans m’arrêter. Je peux vous jurer qu’après une réussite comme celle là, on a envie de recommencer. A la fin de chaque séance, je m’efforçais de faire des étirements. C’était un moment de calme qui me permettait de fixer mes idées. La douche qui venait juste après était le meilleur moment. On se sent détendu, on ne pense plus du tout à la nourriture ! »

Et vous avez vous trouvé une activité pour éviter les grignotages et la restriction cognitive ? Partagez votre point de vue, votre expérience en laissant un commentaire.

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